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Conseils aux patients atteints de psoriasis concernant la vaccination contre la COVID-19 (SARS-Cov-2)

 

Les patients atteints de psoriasis peuvent présenter des caractéristiques associées à un risque plus élevé de développer des formes sévères de COVID-19, comme un âge avancé, une obésité, une hypertension artérielle, des pathologies cardiaques ou pulmonaires chroniques.

En revanche, sur la base des données de la cohorte PsoProtect, il n'est à ce jour pas établi que les traitements immunomodulateurs utilisés dans le psoriasis soient associés à un sur-risque de développer une forme sévère de COVID-19. Ces données restent cependant partielles et à confirmer à plus grande échelle.

Le Groupe Psoriasis de la Société Française de Dermatologie, en accord avec les recommandations formulées par l’International Psoriasis Council (IPC), et celles formulées par la filière Fai2R recommande aux patients atteints de psoriasis, qui n’ont pas d’allergie connue aux vaccins, de se faire vacciner contre le SARS-CoV-2.

Les « vaccins ARNm » actuellement disponibles sont des vaccins « inertes » (c’est-à-dire ne comportant ni virus vivant, ni virus inactivé mais uniquement l’ARN du virus). De ce fait, ils ne présentent pas de risque infectieux chez les patients atteints de psoriasis, y compris ceux sous traitement immunomodulateur.

Il n’y a, à ce jour, aucun élément suggérant que la vaccination favorise la survenue de poussées ou influe sur la sévérité du psoriasis.

Il n’y a pas eu d’études évaluant l’efficacité des vaccins ARNm chez les patients recevant un traitement immunomodulateur pour un psoriasis. Il n’est donc pas possible de savoir si, chez ces patients, la vaccination aura le même niveau d’efficacité que celui qui a été constaté lors des essais cliniques de ces vaccins. La vaccination contre le SARS-Cov-2 doit donc être envisagée avant le début du traitement dans la mesure du possible. Cependant, elle reste recommandée même si un traitement immunomodulateur est en cours, et ce traitement ne doit pas être interrompu car cela risquerait d’entraîner une rechute ou une poussée de la maladie.

Enfin, il convient de rappeler que la vaccination ne doit pas s'accompagner d'un relâchement des mesures barrières (masque chirurgical et lavage des mains au gel hydro-alcoolique), en particulier chez les patients qui présentent des facteurs de risques et/ou reçoivent un traitement immunosuppresseur.

Cliquez-ici pour plus d'informations sur le SARS-CoV-2 et la COVID-19

 

Pour le GrPSO, F. Aubin, H. Bachelez, D. Jullien, C. Paul, MA. Richard, E. Sbidian, M. Viguier

Coronavirus et psoriasis : les dernières recommandations

Recommandations pour les patients adultes atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires en période épidémique COVID-19

 

Les recommandations présentées dans cette fiche sont actualisées à la date du mercredi 23 décembre 2020 mais peuvent être amenées à évoluer. Nous vous recommandons de consulter le site dédié du gouvernement : www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

Suis-je plus fragile face au SARS-CoV-2 (COVID-19) ?

  • Prendre des corticoïdes au long cours par voie orale, vous rend plus fragile vis-à-vis du virus SARS-CoV-2.

  • Les traitements de fond les plus fréquemment utilisés comme le méthotrexate, les anti-TNF, les anti-interleukine-6, ne semblent pas s’accompagner d’un sur-risque d’infection sévère à SARS-CoV-2.

  • D’autres traitements de fond diminuent vos défenses immunitaires et pourraient contribuer à vous rendre plus fragile vis-à-vis du virus SARS-CoV-2 comme :

    • le rituximab
    • le cyclophosphamide
    • l’azathioprine
    • le mycophénolate mofétil…
  • Toutefois, les facteurs de risque déjà identifiés dans la population générale restent ceux le plus souvent associés à un risque de forme sévère chez les patients atteints de maladies auto-immunes et auto-inflammatoires :
    • l’âge au-delà de 65 ans
    • l’obésité
    • le diabète non équilibré/compliqué
    • les antécédents : d’HTA, d’AVC, de maladie coronaire, d’insuffisance cardiaque, de cirrhose, de pathologie respiratoire, de maladie rénale, de cancer sous traitement
  • Les femmes enceintes au 3ème trimestre (https://urlz.fr/dGyU).

  • Pas d'arrêt intempestif des traitements immunosuppresseurs/immunomodulateurs et biothérapies, sauf en cas de signes d'infection (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures…) et uniquement sur avis médical du médecin référent qui vous suit pour votre pathologie ou de votre médecin de famille.
  • Pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS : Ibuprofène et tous les autres), ni de corticoïdes pour traiter un accès fébrile ou infectieux. Prendre du paracétamol.
  • Pas d’arrêt intempestif des corticoïdes (ou de la colchicine pour les maladies auto-inflammatoires).
  • Le plaquenil n’a montré aucun intérêt dans le traitement des symptômes de la COVID-19 et ne constitue pas un traitement préventif de la CO-VID-19. La meilleure prévention associe masque, distanciation physique et gestes barrières.
  • Dans toutes ces situations de fragilité, le télétravail est recommandé, s’il est possible. Dans le cas contraire, consultez votre employeur ou votre médecin du travail pour identifier les modalités de travail les plus adaptées à votre situation (horaires décalés, postes sans exposition au public…). Plus d’infos sur : https://urlz.fr/e5MS.
  • Si vous partagez votre domicile avec un proche à l’état de santé jugé fragile vous devez strictement respecter les gestes barrières si vous développez des signes d’infection. Si vous ne pouvez télétravailler ou être suffisamment protégés dans le cadre de votre activité, consultez votre médecin traitant ou médecin du travail afin d’établir une déclaration d’interruption de travail ou un certificat d’isole-ment : https://urlz.fr/e5MS.

Pour les patients avec maladies auto-immunes/auto-inflammatoires ayant des symptômes qui font penser à la COVID-19 (toux, fièvre, diarrhées, perte d’odorat ou du goût…)

Vaccination contre la COVID-19

Plus d’infos sur : https://has-sante.fr

Début janvier 2021 débute la campagne de vaccination contre la COVID-19 avec les vaccins à ARN messagers.

Les personnes prioritaires seront les personnes âgées en résidence de long séjour et les personnels exerçant dans ces établissements s’ils sont sujets fragiles, puis ensuite les personnes avec comorbidités.

Les vaccins à disposition actuellement (à ARN messagers) peuvent être administrés aux patients immunodéprimés (prise de corticoïdes au long cours supérieur à 15mg/jour, immunosuppresseurs ou rituximab) mais ils seront sans doute moins efficaces que dans la population générale.

Il n’y a pas d’augmentation du risque d’effets indési-rables chez les patients avec maladies auto-immunes/ auto-inflammatoires mais la vaccination doit se faire de préférence lorsque la maladie auto-immune/auto-inflammatoire est en rémission.

La meilleure stratégie pour protéger les patients immunodéprimés est de vacciner l’entourage pour éviter toute contamination malencontreuse (c’est ce qu’on appelle la vaccination en anneau pour protéger les plus fragiles).

Respectez les gestes barrières

  • Pour les patients fragiles, il faut diminuer les contacts individuels et familiaux autant que possible en période de circulation active du virus.
  • Les activités à l’extérieur doivent être privilégiées.
  • À l’intérieur, le masque est recommandé le plus souvent possible.
  • Pendant ces fêtes de fin d'année, les familles vont se retrouver. Même si elles seront en plus petit nombre qu'habituellement, les gestes barrières sont de rigueur. Pas plus de 6 adultes à table et à bonne distance. Je remets mon masque pour discuter.

Source : www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Téléchargez l'application « Soyez alertés et alertez les autres en cas d'exposition à la COVID-19 » disponible sur Google Play et sur l'App Store

 

 

Des questions sur le coronavirus ?

www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou numéro d’information gratuit : 0 800 130 000

Fiche d'information mise à disposition par la FAI2R : Filière de santé des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares financée et pilotée par le Ministère chargé de la santé - www.fai2r.org

Informations sur le COVID-19 pour les adultes et les enfants

Recommandations patients atteints de maladie auto-immunes ou auto-inflammatoires

La situation concernant le COVID-19 nous amène à vous transmettre ces conseils. Ces éléments sont actualisés à la date du Jeudi 9 avril 2020 (les éléments mis à jour sont en orange dans le texte) mais peuvent être amenés à évoluer, nous vous recommandons de consulter le site dédié du gouvernement : www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Un dispositif de confinement est désormais mis en place sur l’ensemble du territoire. Les déplacements sont interdits sauf dans certaines situations (www.gouvernement.fr/info-coronavirus) notamment pour se rendre auprès d’un professionnel de santé.

Respectez les gestes barrières :

  • Se laver les mains à l'eau et au savon (au moins 1 min), ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique plusieurs fois par jour et après chaque contact, et après les éternuements (à faire au creux du coude) ou mouchages de nez (avec mouchoir à usage unique) et après avoir touché des surfaces qui pourraient avoir été contaminées.
  • Saluer sans se serrer la main ni embrassade, respectez une distance d’au moins un mètre. Évitez de porter vos mains à votre visage sans les avoir au préalable lavées à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique.
  • Porter un masque chirurgical jetable n’est utile qu’en cas de symptômes respiratoires nouveaux et inhabituels afin de protéger les personnes qui vous entourent en respectant les gestes barrières pendant 14 jours.
  • Pas d'arrêt systématique des traitements immuno-suppresseurs et biothérapies, sauf en cas de signes d'infection (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures...) et uniquement sur avis médical du médecin référent qui vous suit pour votre pathologie ou de votre médecin de famille.
  • Pas d’arrêt intempestif des corticoïdes (ou de la colchicine pour les maladies auto-inflammatoires). Pas d’arrêt du plaquenil ou de la nivaquine en cas de lupus ou autres connectivites. Le plaquenil n’est pas un traitement préventif du COVID, la meilleure prévention associe confinement et gestes barrières.
  • Pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS : Ibuprofène et tous les autres), ni de corticoïdes pour traiter un accès fébrile ou infectieux. Prendre du paracétamol.
  • Si vous êtes sous immunosuppresseurs, biothérapies ou corticoïdes au long cours à des doses supérieures à 10-15 mg/jour vous êtes plus fragiles. Restez à votre domicile et demandez à votre entourage de faire vos courses et limitez les contacts en respectant les gestes barrières. Conformément aux décisions gouvernementales, les personnes fragiles doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable. Pour plus d’informations, consulter notre fiche d’informations récapitulative : https://urlz.fr/chLN
  • Les personnes qui partagent leur domicile avec un proche à l’état de santé jugé fragile peuvent bénéficier d’un arrêt de travail. L’arrêt de travail sera délivré par le médecin traitant, ou à défaut, par un médecin de ville. Il faut pour cela prendre contact avec le médecin, et si cela est possible, par télé-consultation. Pour plus d’informations rendez-vous sur ameli.fr.
  • Si vous avez un médicament à dispensation hospitalière, il peut vous être livré auprès de la pharmacie la plus proche de votre domicile. Pour plus d'info cliquer ici.

Pour les personnes ayant été en contact avec un patient positif pour le coronavirus ou ayant des symptômes qui font penser au COVID-19 (toux, fièvre)

  • Maintien à domicile sans aucune sortie
  • Respectez les gestes barrières vis-à-vis de votre entourage immédiat
  • Si vous avez des symptômes faites le test proposé par l’Alliance Digitale contre le COVID-19 : www.maladiecoronavirus.fr et appelez votre médecin traitant ou le numéro de permanence
  • Surveillez votre température deux fois par jour durant les 14 jours suivant
  • Dans la mesure du possible, dormez séparément. Les zones communes, salle de bain par exemple, si elles sont partagées doivent répondre à des mesures d’hygiène robustes, nettoyées et désinfectées fréquemment (eau de javel). Ne partagez pas serviettes et produits d’hygiène
  • Evitez de toucher poignées, interrupteurs et surfaces planes, nettoyez et désinfectez fréquemment (eau de javel) pour protéger les personnes qui vous entourent.
  • Aérez plusieurs fois par jour maison/appartement
  • En cas de survenue de symptômes respiratoires avec fièvre ou nez qui coule, toux, diarrhées, contactez votre médecin traitant ou le numéro de permanence
  • Appelez le 15 uniquement en cas de symptômes graves, gêne respiratoire ou essoufflement ou si vous n’arrivez pas à contacter votre médecin traitant.

Vous avez des questions sur le coronavirus ?

www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou numéro d’information gratuit 0 800 130 000

Télécharger le document résumant les recommandations patients atteints de maladie auto-immunes ou auto-inflammatoires en cliquant sur le lien suivant : VF COVID19 Recos patients FAI2R (1)

Télécharger la fiche : Que faire quand le télétravail n'est pas possible ?

Information sur le Coronavirus (COVID-19)

Note d'information destinée aux patients atteints de maladie rhumatologique ou auto-immune

Qu’est ce que COVID-19 ?

  • Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France
  • La maladie se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.
  • Cela peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère
  • Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme
  • Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré

Que faire si vous ne présentez aucun symptôme :

  • Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.
    Toute suspension de votre traitement habituel vous exposerait à l’inverse à une poussée de votre rhumatisme et ainsi à un épisode de fragilité.
  • Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :
    • Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements
    • Se laver les mains très régulièrement
    • Tousser ou éternuer dans son coude
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage
    • Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

  • Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital
  •  Appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130 000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage
  • Vous passerez un test de confirmation du diagnostic
  • Ce n'est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu'il pourra être discuté de modifier le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire
  • Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :
    • Portez un masque chirurgical
    • Utilisez des mouchoirs jetables
    • Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)


Source : Société française de Rhumatologie publié le 5 mars 2020

https://sfr.larhumatologie.fr/