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Du nouveau pour soulager la douleur

Rédigé par France Psoriasis

Une étude apporte un nouvel éclairage sur l’activité physique

Les scientifiques de l’université de San Diego, en Californie, se sont penchés sur les bénéfices sur la santé d’une activité physique modérée. Si les bienfaits de l’activité physique régulière ne sont plus à démontrer, cette étude vient apporter un éclairage nouveau. Elle a porté sur 47 participants que les scientifiques ont fait marcher sur un tapis roulant à un niveau d’intensité adapté à la forme physique de chacun. Les candidats ont subi un prélèvement sanguin avant et après chaque séquence d’exercice.

Dans leur publication, les chercheurs décrivent les réactions en chaîne qui se succèdent au cours de l’effort physique. Le système nerveux sympathique est activé et des hormones, l’adrénaline et la noradrénaline, sont sécrétées. Outre cette sécrétion hormonale, la fréquence cardiaque augmente ainsi que la pression artérielle.

Stimuler le système immunitaire

La grande trouvaille des scientifiques américains est à chercher du côté des récepteurs adrénergiques activés par l’adrénaline et la noradrénaline. Ces récepteurs possèdent des cellules immunitaires, leur stimulation par l’adrénaline et la noradrénaline enclenche une réaction immunologique. Cette réaction régule la sécrétion de cytokines dont l’une d’entre elles appelée TNFα est plus particulièrement en lien avec les mécanismes inflammatoires.

Ainsi, 20 minutes d’exercice permettraient de diminuer de 5 % la production de cellules immunitaires qui stimulent la production du TNFα. Et, bonne nouvelle, l’exercice n’a pas besoin d’être intense pour déclencher ce mécanisme, ainsi, entre 20 et 30 minutes de marche rapide seraient suffisantes. Cette étude bouscule une nouvelle fois l’idée reçue que le repos est nécessaire en cas d’inflammation, notamment de l’arthrose de genou. Une activité physique modérée est plus que jamais recommandée.

Le sport sur ordonnance

Les patients atteints d’une affection de longue durée pourront se voir prescrire une activité physique adaptée par leur médecin traitant à partir de mars prochain, selon un récent décret qui pose les modalités d’application de la mesure dite du “sport sur ordonnance”.

Le 27 novembre 2015, les députés adoptaient à l’unanimité la mesure dite “sport sur ordonnance” dans le cadre de l’examen en dernière lecture du projet de loi relatif à la modernisation du système de santé. Plus d’un an après, un décret est officiellement publié dans le Journal Officiel, pour préciser ses modalités d’application. (JORF n°0304 du 31 décembre 2016 – texte n° 48 – Décret n° 2016-1990 du 30 décembre 2016 relatif aux conditions de dispensation de l’activité physique adaptée prescrite par le médecin traitant à des patients atteints d’une affection de longue durée

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/12/30/AFSP1637993D/jo/texte )
Le texte permet aux personnes souffrant d’une affection de longue durée (ALD) de se voir prescrire une activité physique adaptée à partir du 1er mars 2017.

Il existe une liste des “ALD 30” établie par décret pour les reconnaître: cancer, accident vasculaire cérébral invalidant, diabète de type 1 et diabète de type 2, mucoviscidose, sclérose en plaques… “Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une ALD, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient“, précise le décret.

Les professionnels qui dispenseront les cours

L’activité physique peut être dispensée par des professionnels de santé comme des masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes et psychomotriciens et par un professionnel titulaire d’un diplôme dans le domaine de l’activité physique adaptée ou une certification de qualification.

“Avec l’accord des patients, l’intervenant transmet périodiquement un compte rendu sur le déroulement de l’activité physique au médecin prescripteur et peut formuler des propositions quant à la poursuite de l’activité et aux risques inhérents à celle-ci. Les patients sont destinataires de ce compte rendu.”, ajoute le décret.

Cependant, en cas de limitations fonctionnelles sévères, seuls les professionnels de santé seront habilités à dispenser une activité physique. La prise en charge des patients devra être personnalisée et progressive en termes de forme, d’intensité et de durée de l’exercice. Cette initiative a pour but “d’adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l’affection de longue durée dont elle est atteinte.”  A ne pas confondre avec les actes de rééducation “qui sont réservés aux professionnels de santé, dans le respect de leurs compétences.”

L’Organisation mondiale de la Santé précise quant à elle que le manque d’activité physique est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27% des cas de diabète et d’environ 30% des cas de cardiopathie ischémique. Ce dispositif n’est pas totalement inédit puisque certaines collectivités l’ont déjà appliqué depuis plusieurs années.

Dans les villes qui ont des structures bien organisées dans le domaine du sport santé, celles-ci financeront peut-être les programmes à hauteur de 20, 30, peut-être 70% – le reste restant à la charge du patient. Ailleurs, les frais resteront à sa charge. Certaines mutuelles peuvent participer au financement.

La ville de Strasbourg a été l’une des premières à le mettre en place via la mesure “Sport-santé sur ordonnance” en 2012, adoptée par plus de 300 médecins généralistes strasbourgeois. En Haute-Garonne, la ville de Blagnac s’est également lancée en 2013 et selon La Dépêche du Midi, “une majorité (77 %) de la quarantaine de personnes sorties du dispositif poursuit une activité physique“. Enfin, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a signé en avril 2016 une convention avec l’Etat pour l’accueil de 750 malades chroniques sur des plateformes dédiées à la pratique sportive.

Soulager la douleur

Dans le rhumatisme psoriasique, malgré les traitements, ou parce que nous ne pouvons en suivre, la douleur s’installe et nous empêche de vivre normalement. Et surtout de bénéficier d’un repos réparateur. Conscient de ces difficultés, pour les personnes bénéficiant d’une ALD, la Sécurité Sociale peut prendre en charge tout ou partie d’équipements nécessaires à notre santé.

Articles bénéficiant de la prise en charge de la sécurité sociale

Il s’agit, par exemple, de matelas à mémoire de forme (matelas anti-escarres), de coussins de positionnement, d’atèles, d’orthèses, …. Les différents articles qui bénéficient de cette prise en charge de la CPAM figurent sur la liste des produits et prestations remboursables, dite liste “LPP” ou “LPPR”. (LPP : liste des produits et prestations ; LPPR :liste des produits et prestations remboursables).
Pour bénéficier d’un remboursement de la part de la sécurité sociale, il est impératif d’obtenir une ordonnance de votre médecin traitant prescrivant le produit à délivrer.

Informations importantes / complémentaires

Attention depuis le 1er Août 2008, les personnes résidant en établissement spécialisé (Ehpad, Maison médicalisée …) ne peuvent plus bénéficier d’un remboursement par l’Assurance Maladie (Ce type de structure perçoit un forfait).
Sachez que lorsque vous achetez un article possédant un code LPPR (qui est donc remboursé par la sécurité sociale), le remboursement ne couvre pas la totalité du prix de l’article. Ce complément reste à votre charge. Cependant, certaines mutuelles couvrent cette différence de prise en charge.

Renseignez vous auprès de votre Caisse d’Assurance Maladie.