Le dictionnaire

Acide salicylique

Médicament non morphinique (ne contenant pas de morphine) qui possède une activité analgésique (antidouleur), antipyrétique (permettant de lutter contre la fièvre) et antiagrégante plaquettaire (fluidifiant sanguin). L’acide acétylsalicylique possède également un effet anti-inflammatoire à forte dose (en cas d’affections rhumatismales, la posologie – quantité prescrite – peut éventuellement être portée à 4 g par jour voir 6 g).

 

Aire thérapeutique

Il s’agit du domaine de santé comme la cardiologie, la dermatologie,…

Anomalie des cellules de la peau

Au cours du psoriasis, la peau s’épaissit, avec une production excessive de peaux mortes qui s’accumulent à la surface des lésions : ce sont les “squames”. Cet épaississement est la conséquence d’un renouvellement cellulaire accéléré : normalement, les cellules de la peau se renouvellent en 28 jours; en cas de psoriasis, elles le font en seulement 3 ou 4 jours. Pourquoi ce renouvellement trop rapide? Parce que la peau est envahie par des cellules et des substances responsables d’une inflammation chronique. Tout se passe comme si la peau n’en finissait pas de cicatriser. Tous les traitements du psoriasis ont pour but de contrôler l’inflammation et de ralentir le renouvellement rapide de la peau.

Anti-TNF alpha

Biothérapie qui bloque l’action du TNF alpha sur les cellules cibles et empêche ainsi la cascade inflammatoire.

Association pour la lutte contre le psoriasis

L’Association pour la lutte contre le psoriasis (APLCP) est une association de patients à but non lucratif (loi 1901) créée en 1983. Sa mission? Informer et éduquer les patients, les soutenir ainsi que leur entourage, les écouter et les conseiller pour mieux vivre avec la maladie, de sorte qu’ils puissent devenir eux-mêmes les acteurs de leur prise en charge. De plus, l’APLCP encourage et soutient la recherche médicale. L’association regroupe actuellement 12 000 patients. Elle est animée par des patients formés et experts de leur maladie et bénéficie du soutien et du conseil d’un comité scientifique composé de dermatologues et de rhumatologues.

Atrophie cutanée

L’atrophie cutanée est l’amincissement de la peau qui de ce fait perd en élasticité et en consistance.

Exemple : l’atrophie cortisonique est une atrophie cutanée diffuse due à l’absorption des corticoïdes (cortisone) sur une longue période. Ceci aboutit à une perturbation de l’utilisation du collagène par l’organisme et à une déstructuration de celui-ci.
Le traitement de l’atrophie cutanée passe par l’absorption percutanée (à travers la peau) de corps gras contenus dans les crèmes (crèmes hydratantes, baumes, lait…)

 

Atteinte axiale

Une atteinte axiale correspond à des lésions pouvant se localiser au niveau de la colonne vertébrale, du bassin, ou du thorax.

Atteinte périphérique

Les atteintes périphériques concernent toutes les autres articulations des membres supérieurs et inférieurs :

  • Hanche, genoux, doigts et orteils
  • Synoviale et enthèses
  • Talalgie (douleurs du talon)
Bains

Les bains vous sont permis, mais en respectant certaines précautions : évitez de prendre des bains trop chauds pour ne pas assécher votre peau, séchez-vous sans frotter et veillez à ne pas laisser de zone humide. Vous pouvez également prendre des bains de mer. Malgré d’éventuelles sensations de piqûre, ils ont un effet bénéfique sur votre psoriasis.

Biothérapie

Famille de médicaments dérivés de molécules biologiques naturelles, produites pas l’organisme lors de son fonctionnement normal (enzymes, protéines, anticorps). Les biothérapies sont utilisées pour remplacer certaines protéines manquantes ou au contraire en bloquer la production lorsqu’elles sont en excès.

Blanchiment

Se dit des plaques lorsqu’elles ne sont plus ni squameuses, ni inflammées (rouge). C’est lorsque la personne atteinte de psoriasis retrouve sa peau « normale » ou d’origine (sans plaques de psoriasis).

 

Calcipotriol

Dérivé de la vitamine D ou du calcitriol (ex : daivonex…) utilisé dans le traitement du psoriasis . Il entraîne une diminution de la prolifération des kératinocytes, induit leur différenciation, et a d’importantes fonctions immuno-modulatrices*.

Centre coordonnateur

Dans le cadre d’essais cliniques dit multicentriques, c’est à dire associant plusieurs centres d’investigation, le centre coordonnateur est désigné afin d’assurer le suivi et la coordination de l’essai.

Ciclosporine

La ciclosporine affaiblie les réactions du système immunitaire. Elle est réservée aux formes sévères

Collaboration entre votre généraliste et votre dermatologue

Votre psoriasis peut nécessiter que votre généraliste vous oriente vers son correspondant dermatologue pour une prise en charge plus adaptée à votre cas. Dans ce cas, il l’informera par courrier de votre état de santé et des différents traitements mis en place (traitement contre le psoriasis ou autres traitements). Parfois, c’est le dermatologue qui assurera la mise en route du traitement (par exemple si votre psoriasis est sévére) ainsi que la totalité du suivi pendant une période donnée.

Contagion

Le psoriasis n’est en aucun cas une maladie contagieuse, quelle que soit l’intensité ou la localisation des lésions, y compris lorsqu’elles sont apparues après une infection (il n’y a pas de microbes à l’intérieur des lésions!). Aucune mesure n’est donc nécessaire pour éviter que les personnes de l’entourage n’attrapent la maladie, et il est tout à fait possible de continuer ses activités et sa vie relationnelle habituelle : aller à la piscine serrer la main ou embrasser les personnes de l’entourage, prendre ses repas avec les autres, avoir des relations sexuelles, etc….

Corticostéroide

Dérivé de la cortisone souvent utilisé en traitement local dans le psoriasis.

Corticostéroides locaux

Des corticostéroides locaux sont prescrits depuis plus de 50 ans dans le psoriasis. Ces dermocorticoides sont repartis en 4 classes, suivant qu’ils sont plus ou moins puissants. Ils sont le traitement local le plus souvent prescrit en première intention. Les corticostéroides locaux agissent surtout sur l’inflammation (rougeur) mais freinent aussi l’apparition de vaisseaux sanguins et, dans une moindre mesur, la croissance de l’épiderme.

Critère d’inclusion et d’exclusion

Description des critères principaux recherchés chez les patients ou volontaires sains afin de participer à l’essai ou au contraire ne leur permettant pas d’y participer (âge, sexe, antécédents médicaux,…)

Cytokine

Protéine médiateur de l’inflammation.

Date de début de l’essai

Cette date peut être passée ou à venir en fonction de l’avancement de l’essai.

Démangeaisons (également appelées “prurit”)

Au cours du psoriasis, les démangeaisons au niveau des lésions sont fréquentes (70% des cas), parfois très gênantes (30%). Que faire? En parler à votre médecin pour qu’il recherche avec vous les facteurs irritants pouvant être supprimés. Vous masser avec une crème hydratante, appuyer doucement sur la zone qui gratte, pulvériser de l’eau thermale via un spray refroidi au réfrigérateur….mais ne jamais vous gratter. (voir Ne jamais se gratter)

Dérivés de la vitamine D

Les dérivés de la vitamine D appliqués sur la peau agissent surtout au niveau de l’épiderme en favorisant la différenciation des cellules épidermiques et en limitant leur prolifération. Ils sont souvent appliqués en complément des traitements systémiques (vois Traitements systémiques) mais aussi en association avec les corticoides locaux. L’effet bénéfique de la vitamine D est plus prolongé que celui des corticoides locaux. C’est la raison pour laquelle les deux substances sont généralement associées dans un premier temps, avant de passer progressivement à un traitement d’entretien avec de la vitami D seule, lorsque le psoriasis s’améliore.

Description des conditions détaillées de l’essai pour le patient

Il s’agit d’indications pratiques sur le déroulement de l’essai et notamment les contraintes qu’il implique dans la vie quotidienne des participants (prise du traitement, rendez-vous de suivi…)

Dialoguer avec son médecin

Pour mieux adapter son traitement, votre médecin a besoin que lui fassiez part du retentissement de votre psoriasis sur votre vie quotidienne (vie familiale, sociale, professionnelle, sexuelle). Il faut aussi qu’il sache ce que vous attendez vraiment de votre traitement, et quelles sont les lésions qui vous gênent le plus. Ce dialogue permet d’obtenir un “contrat thérapeutique” avec les différentes étapes de suivi et de traitement.

Posez toutes les questions qui vous préoccupent. Si besoin, préparez-les avant la consultation, en les notant au fur et à mesure, y compris celles qui vous semblent “hors sujet” ou “idiotes”. Si vous avez lu sur internet une information qui vous a intrigué ou inquiété, pensez également à lui en parler.

DLQI (Dermatology Life Quality Index)

Echelle utilisée pour mesurer l’influence du psoriasis sur la qualité de vie.

Education thérapeutique

L’éducation thérapeutique vise à aider les patients à acquérir ou à maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chonique. Le programme d’éducation thérapeutique comporte des séances individuelles, qui permettent d’identifier les beoins précis de chaque patient, et des séances en groupe, destinées au dialogue et à l’apprentissage. Dans le psoriasis, l’éducation thérapeutique est complémentaire des traitements et des soins.

Enthèse

L’enthèse est la zone d’insertion des tendons et des ligaments sur un os.

L’enthésopathie (ou enthésiopathie) est habituellement d’origine inflammatoire et se voit essentiellement lors d’une atteinte des articulations vertébrales. Il peut également apparaître des douleurs du talon (talalgies) fréquentes chez le patient atteint de rhumatisme psoriasique.

Erythrodermique

Atteinte inflammatoire de la peau qui touche l’ensemble du corps.

Evolution

Le psoriasis est une maladie chronique, avec des phases de poussées et des phases d’amélioration. Les poussées, de fréquence et de durée variables d’un patient à l’autre, peuvent être déclenchées par des facteurs favorisantes (stress, abus d’alcool ou de tabac, médicaments), qu’il est important d’identifier pour les corriger (voir Facteurs déclenchants). Grâce au traitements, ls poussées peuvent diminuer en nombre et en intensité. Les poussées peuvent être plus ou moins sévères selon les périodes de la vie, mais rien ne permet de dire qu’un psoriasis sévére à un moment donné le restera au long cours. Il peut aussi survenir une nouvelle poussée après un traitement bien conduit ayant fait disparaître les lésions initiales.

Exposition au soleil

Le soleil, et surtout le soleil et la mer, a une influence favorable sur le psoriasis chez 70% des patients. C’est d’aillers cette observation qui a conduit à développer les traitements par ultraviolets dans le psoriasis. Dans certains cas toutefois, le soleil n’a pas d’effet (20% des patients) ou peut aggraver les lésions (10% des patients). Même si le soleil améliore votre psoriasis, faites comme il est conseillé pour tous : n’en abusez pas en vous exposant de façon prolongée sur les plages l’été et protégez-vous.

Facteurs déclenchants

Au cours du psoriasis, différents facteurs vont favoriser l’apparition des lésions de la peau. Ces facteurs ne provoquent pas le psoriasis, mais le révèlent. Tout se passe comme si, sur un terrain particulier, probablement génétique pour un bon nombre de patients, des événements extérieurs étaient capables de provoquer les poussées de la maladie. Il est important d’identifier avec votre médecin les facteurs déclenchants qui vous concernent; cette auto-observation permet de gérer de mieux en mieux, sa maladie et de favoriser l’efficacité des traitements.

Fatalité

Le psoriasis n’est pas une fatalité. C’est une maladie chronique qui se soigne, même si elle ne se guérit pas. De nombreux traitements sont disponibles. Ils permettent de faire diminuer, voire disparaître les lésions (y compris les fissures et les crevasses) ainsi que l’accumulation de squames et soulagent également les douleurs et les démangeaisons. Ils aident à réduire la gêne physique et psychologique et à retrouver une vie normale.

Galénique

On désigne, par le terme forme galénique tout ce qui est en rapport avec la préparation, la présentation et la conservation des médicaments.
Exemples : comprimés, gélules, capsules, shampoings, gels…

 

 

Généraux (traitements)

Les traitements généraux, également appelés “systémiques”, comportent des médicaments utilisés par voie orale, des médicaments par injections et l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) chez le dermatologue. Les médicaments injectables sont les plus récents : ce sont les biothérapies. Les traitements généraux sont utilisés lorsque les traitements locaux sont insuffisamment efficaces ou trop contraignants, lorsque le psoriasis est étendu (rendant l’utilisation des traitements locaux difficile), ou lorsque la maladie retentit de façon importante sur la vie quotidienne. Ils peuvent être associés à des traitements locaux, pour améliorer le résultat sur certaines localisations limitées ou difficiles à traiter. L’utilisation des traitements généraux nécessite une bonne information du patient concernant chaque traitement prescrit.

Goudrons (les)

Leur mécanisme d’action est mal connu. Largement utilisés il y a quelques années, ils sont peu à peu abandonnés car malodorants, noirs et salissants. Les goudrons de houille ont par ailleurs été interdits. On utilise aujourd’hui les goudrons végétaux (huile de cade) ou ceux provenant de roches bitumeuses (ichtyol), généralement dans ces schampoings.

Grossesse

Chez 40% des patientes, le psoriasis n’est pas modifié lors de la grossesse; chez d’autres, il peut être amélioré ou bien aggravé, sans que cela soit reproductible d’une grossesse à l’autre chez la même patiente. Concernant le traitement, comme pour d’autres maladies une règle chez la femme enceinte est d’utiliser le moins possible de médicaments. Si votre médecin décide avec vous de vous traiter, il choisira en concertation avec votre gynécologue la solution la mieux adaptée à votre situation et au développement de votre enfant.

Hérédité

Le psoriasis est une maladie génétiquement déterminée, c’est-à-dire survenant chez des personnes présentant un terrain génétique particulier. C’est la raison pour laquelle il existe souvent plusieurs personnes atteintes dans une même famille. La maladie n’est pas due à l’altération d’un seul gêne, localisé à un endroit précis d’un chromosome, mais à la conjonction de plusieurs anomalies génétiques. Du fait de cette complexité génétique, la transmission de la maladie est loin d’être automatique, et le risque d’avoir un enfant atteint, si l’on l’est soi-même, reste faible. Si la maladie se transmet, il n’est pas possible de prédire l’intensité et la forme de psoriasis que présentera l’enfant en fonction de celui du parent, ni l’âge auquel il pourra survenir.

Historique de votre traitement

Vos traitements antérieurs ont un grand intérêt pour décider de ceux qui conviendraient le mieux. Essayez d’être le plus précis possible pour l’historique, la nature et la durée des traitements que vous avez déjà utilisés. Certaines personnes s’aident pour cela “d’un carnet de bord” sur lequel elles prennent des notes avant de venir en consultation. Donnez votre opinion sur les avantages et les inconvénients des différents traitements et sur les raisons qui vous ont conduit à en améliorer certains. Toutes ces informantions permettront à votre médecin de choisir avec vous le traitement le plus adapté, efficace et compatible avec votre vie quotidienne, pour vous permettre de le suivre sans trop de contraintes.

Hydratation

L’hydratation de la peau peut diminuer de 50% le renouvellement d’une plaque de psoriasis. Cela est insuffisant pour faire disparaître les lésions, mais est loin d’être négligeable. Une bonne hydratation a comme autre effet bénéfique de limiter les démangeaisons. Enfin, hydrater la peau juste avant et après une séance de photothérapie améliore la tolérance aux UV.

Immuno-modulatrice

Modifiant les réactions immunitaires.

Immunosuppresseur

Médicament qui vise à contrôler ou à inhiber l’activité du système immunitaire.

Inflammation

Le psoriasis s’accompagne d’une inflamation cutanée qui est responsable de la couleur rouge des plaques. Cette inflammation est due à l’activation de certaines cellules du système immunitaire appelées “lymphocytes T” (appartennant à la famille des globules blancs). Les lymphocytes T anormalement actifs produisent des substances chimiques qui déclenchent et entretiennent l’inflammation de la peau.

Jugement des autres

Votre maladie vous paraît peut-être invalidante? Vous trouvez pénibles les modifications de votre corps? Vos proches, vos amis, vos collègues de bureau vous interrogent sur votre maladie! Quelle que soit la situation, si vous éprouvez une difficulté à la gérer, jparlez-en à votre médecin, il vous indiquera la bonne attitude à adopter ou vous dirigera éventuellement vers un spécialiste pour que vous puissiez bénéficier d’un soutien psychologique.

Kératinocyte

Cellule principale de la couche supérieure de la peau (épiderme).

Kératose (hyoerkératose)

L’hyperkératose correspond à un épaississement de la couche la plus superficielle de la peau( couche cornée). Elle résulte d’une prolifération anormale des kératinocytes, les principales cellules de l’épiderme (90%). La prolifération des kératinocytes est responsable de la formation de squames adhérentes qui surmontent les plaques inflammmatoires du psoriasis.

Koebner (signe de)

Développement d’une plaque de psoriasis à l’endroit d’une égratinure, d’une brûlure ou d’une irritation due à un produit chimique.

Localisation

Liste des régions et des départements dans lesquelles se déroule l’essai.

Localisations

Le psoriasis peut atteindre toutes les régions du corps, y compris les muqueuses (langue ou parties génitales). Il touche le plus souvent des zones de frottement comme les coudes, les genoux, les jambes et le bas du dos. D’autres localisations peuvent être rencontrées : le visage, l’oreille, le cuir chevelu, les plis, les ongles (croissance anormale et décoloration des ongles des pieds et des mains), la paume des mains et la plante des pieds. Certaines localisatons peuvent sembler difficiles à montrer à votre médecin, par exemple les lésions génitales : n’hésitez pas à en parler à votre médecin; il existe des traitements spécifiques, qui soulagent notamment les démangeaisons, souvent insupportables!

Locaux (traitements)

Les traitements locaux, appelés aussi “traitements topiques”, sont directement appliqués sur les lésions de la peau. Ils suffisent souvent dans les cas où le psioriasis se limite à quelques plaques et lorsqu’il est localisé (plis, cuir chevelu). Pour qu’ils soient efficaces, il faut les utiliser en quantité suffisante. Pour cela, il est possible de suivre la règle “de la phalangète” : la quantité déposée sur la dernière phalange de l’index permet de couvrir une surface équivalente à 2 paumes de la main. Il faut également attendre un certain délai, souvent de plusieurs semaines, avant de percevoir une amélioration. Pour faciliter le traitement, différentes formes galéniques sont disponibles (forme du médicament : crème,gel et mode d’absorption : oral, injection). Il est également utile de choisir le meilleur moment de la journée pour les applications : le soir ou le matin, après le bain ou la douche selon les impératifs de la vie quotidienne. Si, malgré une utilisation adaptée, le traitement ne s’évère pas assez efficace à vos yeux, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin afin d’envisager avec lui d’autres solutions

Maladie chronique

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie chronique est : “un problème de santé qui nécessite une prise en charge sur une période de plusieurs années ou plusieurs décennies.” Contrairement aux maladies aigües telles que les maladies virales..

Plus précisément les maladies chroniques sont définies par :

 

  • la présence d’une cause organique, psychologique ou cognitive;
  • une ancienneté de plusieurs mois;
  • le retentissement de la maladie sur la vie quotidienne : limitation fonctionnelle, desactivités, de la participation à la vie sociale;
  • dépendance vis-à-vis d’un médicament, d’un régime, d’une technologie médicale, d’un appareillage, d’une assistance personnelle;
  • besoin de soins médicaux ou paramédicaux, d’aide psychologique, d’éducation ou d’adaptation.

 

Comme le souligne la Direction générale de la santé, c’est en effet l’existence dans tous ses aspects qui se trouve affectée, et souvent bouleversée, par la maladie chronique : la vie sociale et professionnelle, mais aussi la vie affective et familiale, voire l’identité même de la personne malade.

 

Méladinine

 

Ce médicament appartient à la famille des psoralènes : la méladinine est une préparation à même de sensibiliser la peau aux rayons lumineux de longueurs d’ondes définies(rayons UV : soleil, lampe à bronzer).

 

Sous surveillance médicale et à l’aide des appareils irradiateurs spéciaux pour rayons UV à ondes longues en application dans les cabinets de consultation, les propriétés de Méladinine sont mises à profit dans le traitement de processus pathologiques accélérés de la division cellulaire de la peau et de pigmentation cutanée déficiente.

 

Il est utilisé pour renforcer l’action des UV (puvathérapie), dans le traitement de certaines affections de la peau : psoriasis, vitiligo, mycosis fongoïde, lymphomes T cutanés, lichen plan, pelade, photodermatoses, mastocytose cutanée, dermatite atopique.

 

Il existe plusieurs contre indications à ce traitement : grossesse, hypertension, maladie cardiovacsulare

 

Méthotrexate

Le méthotrexate est un immunosuppresseur, c’est-à-dire un médicament qui vise à contrôler l’activiter du système immunitaire. Utilisé depuis plus de 30 ans pour traiter le psoriasis, il est réservé aux formes cutanées graves, résistantes et aux formes articulaires. Le méthotrexate agit en freinant la multiplication des globules blancs et des cellules de l’épiderme. Il existe sous forme de comprimés et d’ampoules injectables.

Ne jamais se gratter

Les lésions de psoriasis sont provoquées par un renouvellement trop rapide de la peau. Le fait de les gratter ou d’arracher les squames stimule ce renouvellement à tel point qu’on estime que 5 minutes de grattage suffisent à réactiver le psoriasis pour une durée de 2 semaines! C’est ce que l’on appelle le phénomène de Koebner, qui peut aussi s’observer après n’importe quelle autre agression de la peau (blessure, frottement, etc…). Des gestes simples autres que le grattage aident à soulager les démangeaisons.

Nombre de patients

Le nombre de patients inclus dans l’essai (essai de phase 2, 3 ou 4).

Nombre de volontaires sains

Lle nombre de volontaires sains inclus dans l’essai (essai de phase 1).

Objectif de l’étude

Une description rapide des questions auxquelles la réalisation de l’essai doit permettre de répondre.

Observance

Bien suivre votre traitement est essentiel pour éviter de nouvelles poussées. N’hésitez pas à interroger votre médecin pour mieux comprendre le mode d’action de vos médicaments et ainsi éviter les récidives. Si vous avez des difficultés à prendre régulièrement votre traitement, parlez-en également avec lui.

Organisme promoteur

Il s’agit de la structure, privée ou publique, qui prend l’initiative de l’essai et le finance.

Pathologie

La maladie, précise sur laquelle porte l’essai.

Personne à contacter

Personne à contacter pour avoir des informations complémentaires sur l’essai.

Phase

On distingue 4 phases dans les essais cliniques, la phase 1 est le plus souvent réalisée sur des volontaires sains, les phases suivantes sur des patients.

Photothérapie

Méthode thérapeutique qui utilise les rayonnements lumineux pour réduire les lésions psoriasiques. Il existe 2 type de rayonnement: UVA (voir Puvathérapie) et UVB (voir UVB).

PSA (Psoriasis Area and Severity index)

Index international utilisé dans l’évolution de la gravité du psoriasis.

Psoriasis

Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau, non contagieuse, caractérisée par l’apparition de plaques rouge, bien délimitées et recouvertes de squames blanchâtres. La vitesse de renouvellement se fait habituellement en 28 jours; dans le psoriasis, elle se fait entre 4 à 5 jours ce qui explique l’apparition de squames.

La gravité des symptômes est variable d’un patient à l’autre, et aussi au cours du temps chez un même patient. L’évolution de la maladie reste assez imprévisible.

Il affecte 3% de la population et peut apparaitre à tout âge.

Le psoriasis évolue en poussées, entrecoupées de périodes d’amélioration. les poussées peuvent apparaître de façon irrégulière mais aussi à la faveur d’un stress, de certaines infections ou de la prise de certain médicaments.

Il existe plusiers formes de psoriasis: le psoriasis en plaques, le psoriasis en gouttes, le psoriasis pustuleux et le psoriasis erythrodermique.

Psoriasis en gouttes

Psoriasis qui se caractérise par une multitude de petites plaques, principalement sur les lésions psoriasiques.

Psoriasis en plaques

Aussi appelé psoriasis vulgaire, le psoriasis en plaques est la forme la plus fréquente de psoriasis. Il se manifeste par des plaques rouges, bien limitées, épaisses et recouvertes de squames blanchâtres.

Psoriasis inversé

psoriasis localisé dans les plis de la peau (aines; aisselles, dessous de la poitrine, plis du ventre,…).

Psoriasis pustuleux

Psoriasis caractérisé par l’apparition de minuscules pustules sur des plaques rouges.

Puvathérapie

Dans la puvathérapie (agent photosensibilisant + ultraviolets A), le patient est exposé, dans une cabine, à des UVA (utraviolets A). Les rayons UVA renferment une faible quantité d’énergie. c’est la raison pour laquelle la peau est rendue hupersensible par la prise orale d’un médicament photosensibilisant, 2 heures avant la séance. Les séances ont lieuchez un dermatologue à raison de 3 fois par semaine pendant quelques semaines. Selon le type de peau (claire ou mate), le dosage de base sera plus ou moins élevé. Il est ensuite augmenté progressivement, de manière à éviter les brûlures.

Quelques gestes utiles…pour prévenir la survenue des poussées de psoriasis

Des poussées souvent imprévisibles peuvent être déclenchées par certains facteurs. Voici quelques recommandations pour les limiter :

1- Evitez les irritations cutanées, comme porter des vêtements en synthétique ou trop serrés.

2-Consultez votre médecin en cas d’infections à streptocoques (angine, rhinite, pharyngite)

3- Ne prenez pas certains médicaments sans avis médical (lithium, bétablocants, antihypertenseurs).

4- Evitez la sur-exposition solaire : en général elle est bénéfique pour le psoriasis, mais elle peut l’aggraver dans certains cas.

5-Evitez une consommation excessive d’alcool ou de tabac (uniquement de façon occasionnelle).

6-Essayez de gérer vos contrariétés et votre stress.

Référence Afssaps

Elle indique qu’une demande d’autorisation de l’essai a été faite par le promoteur auprès de l’AFSSAPS, une autorisation étant nécessaire au lancement de l’essai.

Référence CPP

Elle indique qu’une demande d’avis a été faite par le promoteur auprès d’un comité de protection des personnes, un avis favorable étant obligatoire afin de permettre le lancement de l’essai.

Régime alimentaire

Aucun régime alimentaire particulier n’est capable d’améliorer l’évolution du psoriasis. Il est néanmoins important de lutter contre un éventuel surpoids, car celui-ci diminue l’efficacité des traitements (qu’ils soient locaux ou généraux) et augmente le risque d’effets indésirables. Une diminution de la consommation d’alcool est également recommandée pour bénéficier pleinement de l’efficacité des traitements.

Rétinoide

Dérivé de la vitamine A qui empêche la prolifération des kératinocytes et possède une action anti-inflammatoire.

Rétinoides topiques

Les rétinoides topiques sont des dérivés de la vitamine A. Ils agissent en empêchant la prolifération des kératinocytes mais aussi par leur action anti-inflammatoire. Ils peuvent être utilisés sur des plaques limitées lorsque les autres traitements ont échoué et agissente en 3 à 6 semaines.

Rechute

Au cours du traitement du psoriasis, une rechute rapide peut survenir si le traitement est arrété dès que la peau a repris son aspect normal. Pour l’éviter, il est important de maintenir le traitement même si les lésions ont disparu (6 mois après la dispition des lésions, la peau reste anormale au niveau microscopique), le temps que les mécanismes naturels de réparation de la peau puissent se mettre en place; c’est ce que l’on appelle “un traitement d’entretien”. Ce traitement dure de plusieurs semaines à plusieurs mois (en général, environ 1 an). Il pourra être régulièrement discuté avec le médecin en fonction de la tolérance et de la commodité d’utilisation des médicaments, ainsi que de la qualité de vie quotidienne.

Rhumatisme psoriasique

Chez certaines personnes (10 à 30%), le psoriasis s’accompagne d’une atteinte articulaire appelée “rhumatisme psorisique”. Le rhumatisme psoriasique provoque des douleurs articulaires pouvant siéger au niveau des membres (doigts, poignets, coudes, épaules, pieds, chevilles, genoux, hanches), du cou, du dos, ou des fesses. Il peut aussi entraîner des douleurs des talons à la marche ou un aspect boudiné et rouge d’un ou de plusieurs doigts ou orteils, liés à une atteinte des tendons. Les douleurs caractéristiques dont des douleurs prédominantes dans la deuxième partie de la nuit et/ou le matin, associés à une raideur des articulations nécessitant un “dérouillage” matinal. Le rhumatisme psoriasique se soigne, avec la collaboration d’un dermatologue et d’un rhumatologue.

Stress

Le stress, qu’il soit psychologique ou physique (fatigue), est un des facteurs qui peut favoriser l’apparition des lésions de psoriasis, mais il ne constitue pas en lui-même la cause directe de la maladie. Surtout, ne culpabisez pas, le stress fait partie de la vie et il est normal que vous ne puissiez pas toujours le combattre. Parlez-en avec votre généraliste ou votre dermatologue qui vous aidera à trouver les aménagements utiles dans votre vie quotidienne et d’éventuelles solutions spécifiques (relaxation, yoga, sophrologie, pratique d’un sport ou d’un loisir, consultation avec un psychologue, etc….).

Sur mesure

Le traitement du psoriasis est un traitement “sur mesure” : il n’y a pas de traitement universel mais des solutions adaptées à chacun. L’objectif de votre médecin est de trouver avec vous celui qui vous convient le mieux. Les éléments pris en compte sont nombreux : localisation et étendue des lésions cutanées, existence ou non d’un atteinte articulaire, âge et autres maladies, efficacité et tolérance de traitements antérieurs, retentissement sur la vie sociale, personnelle et professionnelle, attentes vis-à-vis du traitement et compatibilité avec la vie quotidienne. La multiplicité des traitements disponibles permet dans un grand nombre de cas de s’adapter à la demande et aux besoins de chacun. Le traitement choisi ne doit pas être plus contraignant que la maladie elle-même, sinon vous risquez d’abandonner rapidement. Il ne faut jamais hésiter à solliciter votre médecin si le traitement qu’il vous a proposé ne vous convient pas.

Tabac et alcool

L’alcool et le tabac ne déclenchent pas de poussées de psoriasis, mais ils constituent des facteurs aggravants. Par ailleurs, l’alcool diminue l’éfficacité et augmente le risque d’effets indésirables de certains traitements. Il est donc conseillé de limiter la consommation à son minimum. Si vous avez des difficultés à diminuer votre consommation d’alcool, parlez-en à votre médecin. Il pourra identifier les formes de soutien qui seront utiles.

TNF alpha (Tumor Necrosis Factor)

protéine sécrétée par les lymphocytes T (variété de globules blancs) qui intervient dans le processus inflammatoire.

Traitement d’entretien

Traitement médicamenteux administré de façon chronique, à doses plus faibles ou à fréquence moindre) une fois que la maladie a été contenue (le psoriasis blanchit ) afin de prévenir les poussées et de maintenir le résultat obtenu. La maladie réapparait généralement après quelques semaines ou quelques mois si ce traitement est interrompu.

 

Traitements

Les traitements du psoriasis sont des traitements locaux ou généraux. L’objectif est d’utiliser la panoplie des traitements disponibles en profitant de leur complémentarité et en cherchant la solution la mieux adaptée à votre situation médicale et à votre vie quotidienne; qu’elle qu’elle soit, il sera possible de soigner et de soulager votre psoriasis. Votre médecin est votre interlocuteur privilégié pour vous expliquer les modalités d’utilisation et de surveillance et adapter la prescription à votre cas. Suivez vos recommandations et n’hésitez pas à lui faire part des effets que vous ressentez sous traitement.

Traitements locaux

C’est un traitement qui agit à l’endroit où il est appliqué (par exemple, sur la plaque de psoriasis). Ce sont les crèmes, les pommades, les lotions, les gels, les shampoings prescrits par votre dermatologue ou généraliste.

Traitements systémiques

Les traitements systémiques agissent par vois générale et nécessitent donc une surveillance rigoureuse. Ils sont plutôt réservés aux formes sévères de psoriasis. ces traitements impliquent en effet l’utilisation de médicaments assez puissants, qui freinent l’activation du système immunitaire ou la croissance de l’épiderme.

UVB

Les rayons UVB (ultraviolets B) sont également utilisés. Le taux d’amélioration est légèrement inférieur à celui obtenu par la PUVA. Les rayons UVB pénètrent moins profondément dans la peau, ce qui rend le traitement par UVB moins puissant et plus lent que la puvathérapie.

Votre vie quotidienne

Le psoriasis peut retentir sur plusieurs aspectsde votre vie quotidienne : famille, sociale, professionnelle mais aussi sexuelle. Ce retentissement n’est pas forcément lié à la surface de peau atteinte ou à l’intensité des lésions visibles (rougeur, importance des squames). Il dépend aussi de leurs localisations ou tout simplement de la façon dont vous vivez votre maladie. Certaines personnes n’ont que quelques plaques ou un psoriasis localisé au visage, mais sont sont très gênées, alors que d’autres ont de nombreuses plaques sur le tronc et se sentiront beaucoup moins handicapées. Pour que votre médecin puisse apprécier votre point de vue sur la sévérité de votre maladie et choisir en conséquence le traitement le mieux adapté, il est important de lui exprimer les difficultés que vous rencontrez dans votre vie quotidienne. Pour vous aider, il peut vous demander de remplir un questionnaire, comme le Dermatology Life Quality Indes.