Recommandations pour les patients adultes atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires en période épidémique COVID-19

Les recommandations présentées dans cette fiche sont actualisées à la date du vendredi 18 juin 2021 mais peuvent être amenées à évoluer. Nous vous recommandons de consulter le site dédié du gouvernement : www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

Pourquoi se faire vacciner contre la COVID-19 ?

 

Suis-je éligible au vaccin contre la COVID-19 ?

Plus d’infos sur : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/vaccins

  • Oui, dès l’âge de 12 ans (sauf contre-indication notamment les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection par le SARS-CoV-2), avec l'accord d’au moins un des titulaires de l’autorisation parentale pour les jeunes à haut risque de forme grave de COVID-19 et le consentement oral de l’adolescent le jour de la vaccination (autorisation parentale : https://urlz.fr/fVx3).
  • Sont prioritaires pour la filière FAI²R car à haut risque de forme grave, les patients atteints de maladies auto-immunes systémiques rares (lupus systémique, sclérodermie systémique, sjögren primitif, vascularites, myosites, maladie de Still, fièvre méditerranéenne familiale…) :
    • sous ou qui vont recevoir une corticothérapie à fortes doses de manière prolongée (≥10mg d'équivalent de prednisone sur le long cours)
    • sous ou qui vont recevoir des immunosuppresseurs ou du rituximab

Sont aussi prioritaires :

    • Patients avec hypertension artérielle pulmonaire
    • Patients avec fibrose pulmonaire associée aux connectivites
    • Myosites avec capacité vitale forcée < à 70% Car considérés par le Ministère comme personnes à très haut risque.

Car considérés par le Ministère comme personnes à très haut risque (plus d’informations sur : https://urlz.fr/eHGK).

  • Les proches âgés de 16 ans et plus vivant dans le même foyer qu’une personne sévèrement immunodéprimée (patients sous traitements immunosuppresseurs forts de type rituximab ou antimétabolite*.
  • Les femmes enceintes dès le 2ème trimestre, particulièrement après 35 ans, ou présentant des comorbidités comme l’obésité, le diabète ou les maladies cardiovasculaires, ou les femmes enceintes susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées du fait de leur activité professionnelle.
  • Dès 50 ans et jusqu'à 54 ans inclus, en cas de comorbidités associées à un risque de forme grave de COVID-19 :
    • l’obésité avec un indice de masse corporelle > 30 kg/m²
    • le diabète non équilibré/compliqué
    • les antécédents : d’HTA compliquée, d’AVC, de maladie coronaire, de chirurgie cardiaque, d’insuffisance cardiaque, de cirrhose, de pathologie respiratoire, d’insuffisance rénale chronique, de cancer sous traitement.

Pour les patients de la filière FAI²R considérés comme très sévèrement immunodéprimés, il est préférable lorsque cela est possible d'utiliser un vaccin à ARNm, selon un schéma à 3 doses espacées de 4 semaines, comme recommandé par la DGS (https://urlz.fr/foxt)

  • D’autres pathologies et certains professionnels du secteur de la santé et du médico-social sont aussi prioritaires, consultez la liste sur : https://urlz.fr/eDzH.

Il n’y a pas d’augmentation connue du risque d’effets indésirables de la vaccination chez les patients avec maladies auto-immunes/auto-inflammatoires. Elle peut même se faire à l’initiation des traitements si votre médecin référent le juge nécessaire.

  • Chez les patients ayant fait la Covid-19, il est recommandé de vacciner entre 3 et 6 mois après l'infection. Habituellement une seule dose suffit sauf pour les patients présentant une immunodépression sévère (consultez votre médecin référent). Dans ce cas, la vaccination doit se faire après un délai de 3 mois après le début de l’infection par le SARS-CoV-2 et selon un schéma à deux doses espacées de 4 semaines. Consultez le document de la DGS (https://urlz.fr/foxt).

Pour recevoir le vaccin, votre médecin référent doit vous remettre une prescription et vous orienter vers le centre de vaccination approprié. En cas de prise d’immunosuppresseurs ou de traitement biologique, demandez-lui s’il faut laisser un délai entre la vaccination et la prise suivante.

Si je suis positif à la COVID-19 au test PCR et à haut risque de forme sévère

Les patients de la filière FAI²R qui sont à haut risque sont ceux qui sont fortement immunodéprimés (maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares, comme lupus systémique, sclérodermie systémique, sjögren primitif, vascularites, myopathies inflammatoires, maladie de Still...) prenant un traitement responsable d’une immunosuppression marquée (comme par exemple le cyclophosphamide, ou le rituximab ou les corticoïdes à fortes doses), mais aussi en cas de fibrose pulmonaire étendue, HTAP, insuffisance rénale sévère.

Le bamlanivimab et l’etesevimab sont des anticorps monoclonaux spécifiques de la protéine S du SARS-CoV-2. Ils peuvent être utiles en association en cas d’infection symptomatique légère à modérée au SARS-CoV-2 depuis moins de 5 jours avec un test de détection virologique positif. Ils peuvent être indiqués chez les patients adultes de la filière FAI²R (maladies auto-immunes et autoinflammatoires rares, sous immunosuppresseurs /rituximab ou corticoïdes à fortes doses).

Dans cette situation, contactez le médecin hospitalier référent de votre maladie qui pourra vous conseiller, vous orienter si besoin et juger si un traitement spécifique ou une hospitalisation est nécessaire.

  • Pas d'arrêt intempestif des traitements immunosuppresseurs/immunomodulateurs et biothérapies, sauf en cas de signes d'infection (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures…) et uniquement sur avis médical du médecin référent qui vous suit pour votre pathologie ou de votre médecin de famille.
  • Pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS : Ibuprofène et tous les autres), ni de corticoïdes pour traiter un accès fébrile ou infectieux. Prendre du paracétamol.

Dans toutes ces situations de fragilité, le télétravail est recommandé, s’il est possible. Dans le cas contraire, consultez votre employeur ou votre médecin du travail pour identifier les modalités de travail les plus adaptées à votre situation (horaires décalés, postes sans exposition au public…). Plus d’infos sur : https://urlz.fr/e5MS.

  • Pas d’arrêt intempestif des corticoïdes (ni de la colchicine pour les maladies auto-inflammatoires).
  • Pas d’arrêt intempestif du plaquenil. Il n’a montré aucun intérêt dans le traitement des symptômes de la COVID-19 mais a par contre montré tout son intérêt dans le traitement du lupus notamment

 

 

 

 

 

Si vous partagez votre domicile avec un proche à l’état de santé jugé fragile vous devez strictement respecter les gestes barrières si vous développez des signes d’infection. . Pour toute question concernant votre environnement de travail, nous vous invitons à consulter la rubrique « Retour au travail » sur le site dédié du gouvernement via le lien ci-dessous : https://urlz.fr/e5MS.

Les personnes dites « vulnérables » peuvent obtenir pour 5 semaines, auprès de leur pharmacien sur présentation d’une ordonnance, une boîte de 50 masques chirurgicaux.

Pour les personnes fragiles étant contact avec un cas avéré d’infection à SARS-CoV-2

  • Isolement à domicile 7 jours à la date du dernier contact avec la personne atteinte
  • Prenez immédiatement rendez-vous pour vous faire tester au 7ème jour car vous êtes prioritaire (dans l’attente du résultat restez isolés). Si vous travaillez, voyez avec votre médecin traitant pour bénéficier d’un arrêt de travail
    • Si le test de dépistage est positif : poursuivre l’isolement à domicile 7 à 10 jours selon le variant à partir de la date du prélèvement test
    • Si le résultat est négatif : levée de l’isolement mais poursuite des gestes barrières, distanciation physique et port du masque
    • Si vous développez des symptômes au cours des 7 à 10 jours d’isolement, référez-vous à la partie ci-dessous

Pour les patients avec maladies auto-immunes/auto-inflammatoires ayant des symptômes qui font penser à la COVID-19 (toux, fièvre, diarrhées, perte d’odorat ou du goût…)

  • Isolez-vous à domicile
  • Si vous êtes sous traitement corticoïdes, surtout ne l’arrêtez pas
  • Si vous êtes sous immunosuppresseurs/biothérapies/ biomédicaments, arrêtez temporairement votre traitement et prenez contact avec votre médecin spécialiste
  • Contactez votre médecin traitant
  • Prenez rendez-vous pour vous faire tester au plus vite (vous êtes prioritaire)
  • Respectez les gestes barrières vis-à-vis de votre entourage immédiat et portez un masque chirurgical en présence d’autres personnes dans la même pièce pour une période d’au moins 7 jours
  • Surveillez votre température pendant au moins 7 jours Dans la mesure du possible, dormez séparément. Les zones communes, salle de bain par exemple, si elles sont partagées doivent répondre à des mesures d’hygiène robustes, nettoyées et désinfectées fréquemment (eau de javel). Ne partagez pas les serviettes et produits d’hygiène.
  • Évitez de toucher les poignées, interrupteurs et surfaces planes, nettoyez et désinfectez fréquemment (eau de javel) pour protéger les personnes qui vous entourent
  • Aérez plusieurs fois par jour maison / appartement
  • Appelez le 15 uniquement en cas de symptômes graves, gêne respiratoire ou malaise ou si vous n’arrivez pas à contacter votre médecin traitant. Si après 7 jours il n’y a plus de fièvre l’isolement peut être levé. Dans le cas contraire contactez à nouveau votre médecin traitant (restez isolés jusqu’à 48h après la disparition de la fièvre) La reprise de votre traitement immunosuppresseur/ biologique/biomédicament doit se faire en général 2 à 3 semaines après la fin des symptômes et sur recommandations de votre médecin spécialiste

 

Des questions sur le coronavirus ?

www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou numéro d’information gratuit 0 800 130 000

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Information dispensée par la Filière de santé des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares financée et pilotée par le Ministère chargé de la santé www.fai2r.org