Coronavirus et psoriasis : les dernières recommandations

Recommandations pour les patients adultes atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires en période épidémique COVID-19

 

Les recommandations présentées dans cette fiche sont actualisées à la date du mercredi 23 décembre 2020 mais peuvent être amenées à évoluer. Nous vous recommandons de consulter le site dédié du gouvernement : www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

Suis-je plus fragile face au SARS-CoV-2 (COVID-19) ?

  • Prendre des corticoïdes au long cours par voie orale, vous rend plus fragile vis-à-vis du virus SARS-CoV-2.

  • Les traitements de fond les plus fréquemment utilisés comme le méthotrexate, les anti-TNF, les anti-interleukine-6, ne semblent pas s’accompagner d’un sur-risque d’infection sévère à SARS-CoV-2.

  • D’autres traitements de fond diminuent vos défenses immunitaires et pourraient contribuer à vous rendre plus fragile vis-à-vis du virus SARS-CoV-2 comme :

    • le rituximab
    • le cyclophosphamide
    • l’azathioprine
    • le mycophénolate mofétil…
  • Toutefois, les facteurs de risque déjà identifiés dans la population générale restent ceux le plus souvent associés à un risque de forme sévère chez les patients atteints de maladies auto-immunes et auto-inflammatoires :
    • l’âge au-delà de 65 ans
    • l’obésité
    • le diabète non équilibré/compliqué
    • les antécédents : d’HTA, d’AVC, de maladie coronaire, d’insuffisance cardiaque, de cirrhose, de pathologie respiratoire, de maladie rénale, de cancer sous traitement
  • Les femmes enceintes au 3ème trimestre (https://urlz.fr/dGyU).

  • Pas d'arrêt intempestif des traitements immunosuppresseurs/immunomodulateurs et biothérapies, sauf en cas de signes d'infection (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures…) et uniquement sur avis médical du médecin référent qui vous suit pour votre pathologie ou de votre médecin de famille.
  • Pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS : Ibuprofène et tous les autres), ni de corticoïdes pour traiter un accès fébrile ou infectieux. Prendre du paracétamol.
  • Pas d’arrêt intempestif des corticoïdes (ou de la colchicine pour les maladies auto-inflammatoires).
  • Le plaquenil n’a montré aucun intérêt dans le traitement des symptômes de la COVID-19 et ne constitue pas un traitement préventif de la CO-VID-19. La meilleure prévention associe masque, distanciation physique et gestes barrières.
  • Dans toutes ces situations de fragilité, le télétravail est recommandé, s’il est possible. Dans le cas contraire, consultez votre employeur ou votre médecin du travail pour identifier les modalités de travail les plus adaptées à votre situation (horaires décalés, postes sans exposition au public…). Plus d’infos sur : https://urlz.fr/e5MS.
  • Si vous partagez votre domicile avec un proche à l’état de santé jugé fragile vous devez strictement respecter les gestes barrières si vous développez des signes d’infection. Si vous ne pouvez télétravailler ou être suffisamment protégés dans le cadre de votre activité, consultez votre médecin traitant ou médecin du travail afin d’établir une déclaration d’interruption de travail ou un certificat d’isole-ment : https://urlz.fr/e5MS.

Pour les patients avec maladies auto-immunes/auto-inflammatoires ayant des symptômes qui font penser à la COVID-19 (toux, fièvre, diarrhées, perte d’odorat ou du goût…)

Vaccination contre la COVID-19

Plus d’infos sur : https://has-sante.fr

Début janvier 2021 débute la campagne de vaccination contre la COVID-19 avec les vaccins à ARN messagers.

Les personnes prioritaires seront les personnes âgées en résidence de long séjour et les personnels exerçant dans ces établissements s’ils sont sujets fragiles, puis ensuite les personnes avec comorbidités.

Les vaccins à disposition actuellement (à ARN messagers) peuvent être administrés aux patients immunodéprimés (prise de corticoïdes au long cours supérieur à 15mg/jour, immunosuppresseurs ou rituximab) mais ils seront sans doute moins efficaces que dans la population générale.

Il n’y a pas d’augmentation du risque d’effets indési-rables chez les patients avec maladies auto-immunes/ auto-inflammatoires mais la vaccination doit se faire de préférence lorsque la maladie auto-immune/auto-inflammatoire est en rémission.

La meilleure stratégie pour protéger les patients immunodéprimés est de vacciner l’entourage pour éviter toute contamination malencontreuse (c’est ce qu’on appelle la vaccination en anneau pour protéger les plus fragiles).

Respectez les gestes barrières

  • Pour les patients fragiles, il faut diminuer les contacts individuels et familiaux autant que possible en période de circulation active du virus.
  • Les activités à l’extérieur doivent être privilégiées.
  • À l’intérieur, le masque est recommandé le plus souvent possible.
  • Pendant ces fêtes de fin d'année, les familles vont se retrouver. Même si elles seront en plus petit nombre qu'habituellement, les gestes barrières sont de rigueur. Pas plus de 6 adultes à table et à bonne distance. Je remets mon masque pour discuter.

Source : www.gouvernement.fr/info-coronavirus

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Des questions sur le coronavirus ?

www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou numéro d’information gratuit : 0 800 130 000

Fiche d'information mise à disposition par la FAI2R : Filière de santé des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares financée et pilotée par le Ministère chargé de la santé - www.fai2r.org