Psoriasis et conseils médico-sociaux

Rédigé par Pr. Bernard Combe, Pr. Bruno Fautrel, Dr. Jean-Philippe Madiou, Dr. Gérard Mégret, 1 octobre 2010

Il n’est pas rare que les personnes atteintes d’un psoriasis ou d’un rhumatisme psoriasique (RP) soient confrontées à des difficultés sociales diverses pouvant nécessiter des démarches auprès des services sociaux et administratifs.

Pour ces patients qui rencontrent des situations auxquelles ils n’étaient pas préparés, repérer ces difficultés permet de les résoudre plus facilement et de continuer à aller de l’avant.

Cette rubrique a pour principal objectif de faciliter les démarches des patients en apportant des réponses claires aux questions qui suivent l’annonce d’un diagnostic et qui se posent tout au long de la vie avec un psoriasis et/ou un RP.

Les conseils prodigués ici sont le fruit d’une réflexion commune entre différents acteurs de santé (médecins, institutionnels et associations de patients).

Il faut savoir, par ailleurs, que les démarches sociales peuvent varier en fonction de chaque situation et qu’une assistante sociale est à même d’apporter des informations plus spécifiques.

Ces informations médico-sociales sont donc destinées à aider les patients à gérer de nouveaux événements tels que leur parcours de soins ou l’organisation de leur vie quotidienne.

Qu’est-ce qu’une affection longue durée ?

 Une affection longue durée est une maladie qui nécessite un suivi et des soins prolongés (plus de six mois) ainsi que des traitements coûteux ouvrant droits à une exonération du ticket modérateur et ainsi, à la prise en charge à 100 % des frais engagés (examens, soins, traitements) par la Sécurité sociale. Il s’agit des affections inscrites sur une liste établie par le ministre de la Santé (liste des ALD 30). Cette liste comprend l’ALD 27, correspondant à la spondylarthrite grave et au rhumatisme psoriasique. Le patient bénéfice d’un protocole de soins établi par son médecin traitant et validé par le médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie dont il dépend. Ce protocole de soins définit les droits et obligations du patient dans le cadre de son ALD. Les assurés atteints d’une de ces maladies sont remboursés à 100 % pour les soins qui sont directement en rapport avec la maladie, y compris pour les médicaments dits « de confort »(vignette bleue), normalement remboursés à 35 %. Le remboursement des soins est toujours établi sur la base du tarif de la Sécurité sociale et non sur la base des frais médicaux réels. Cela signifie que le remboursement des soins en rapport avec l’ALD est effectué à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale.

À signaler : l’ordonnancier « bizone », conçu pour les prescriptions relevant d’une ALD, est obligatoire. L’ordonnance bizone est une ordonnance particulière utilisée par le médecin pour distinguer les médicaments et examens en rapport avec votre affection et remboursés à 100 %, et ceux liés à d’autres maladies, remboursés aux taux habituels.

Elle comporte deux parties :

  • une partie haute, exclusivement réservée aux examens et prescriptions   médicamenteuses en rapport avec l’ALD, pris en charge à 100 % (médicaments vignettes blanches et bleues, examens biologiques et radiologiques, soins infirmiers et de kinésithérapie, dispositifs médicaux, etc.) ;
  • une partie basse, réservée aux examens et prescriptions médicamenteuses sans rapport avec l’ALD, remboursés aux taux habituels.

 

 Futurs articles à venir :

  • Mon RIC me permet-il de bénéficier automatiquement du statut d’ALD ?
  • On me parle d’un protocole de soins que je dois signer. De quoi s’agit-il ?
  • Qui va m’accorder le statut d’ALD et pour combien de temps ?
  • Que se passe-t-il en cas de congé maladie si je suis en ALD ? Ai-je droit à un congé longue maladie ? Qui va décider de la reprise ?
  • Si je suis en ALD pour plusieurs pathologies, que se passe-t-il concrètement ?
  • Questions concernant le remboursement et l’ALD

Pour trouver les réponses à ces questions cliquez ici : L’Ald vos démarches, vos droits