La photothérapie comme traitement du psoriasis

Rédigé par Dr Saskia Oro, 1 octobre 2010

Les photothérapies ne sont en général pas utilisées en monothérapie, mais en ambulatoire, en association avec des photosensibilisants légers ou avec d’autres thérapies locales, telles que l’acide salicylique, le calcipotriol ou des dermocorticoïdes de faible niveau d’activité.

La photothérapie UVB est généralement prescrite chez les patients atteints de psoriasis en gouttes peu sévère, soit en monothérapie, soit en association avec des préparations à base de goudron de houille, comme photosensibilisant.

La PUVAthérapie est habituellement utilisée pour les psoriasis étendus et rebelles aux thérapeutiques usuelles. La PUVAthérapie est en général bien acceptée par les patients car son efficacité est très bonne. De plus, elle ne comporte pas d’application locale et le schéma thérapeutique est très simple. En Europe, ce traitement est pratiqué à raison de 4 séances par semaine. Le blanchiment ou une amélioration importante sont obtenues chez 88% des patients après 20 séances (environ 6 semaines de traitement). Les plaques chroniques des coudes et des genoux ainsi que les lésions de la face antérieure des jambes répondent lentement à cette thérapeutique et en général requièrent des doses d’UVA plus importantes (en particulier les lésions des jambes). L’atteinte unguéale (des ongles) n’est le plus souvent pas améliorée par la PUVAthérapie.

Les effets secondaires à court terme de la PUVathérapie sont les nausées, les brûlures cutanées par phototoxicité et le prurit (10 à 20% des cas), mais en général n’imposent pas l’arrêt du traitement. Les autres effets secondaires sont l’érythème, le bronzage prolongé, les kératoses (lésions de la peau) actiniques (16% après un an), l’héliodermie et les lentigines (grains de beauté) multiples. La PUVAthérapie augmente le risque de photocarcinogénèse (cancer de la peau).

Les études épidémiologiques récentes de populations importantes de patients en Europe et aux Etats-Unis permettent de résumer les risques de la puvathérapie de la manière suivante :

  • De 0 à 200 joules /cm² = Absence de risques.
  • De 200 à 1 000 joules /cm² = Risque modéré mais significatif chez les patients prédisposés (phototypes I/II, prise antérieure d’arsenic), la PUVAthérapies agit comme cocarcinogène.
  • Plus de 1 000 joules / cm² = Risque multiplié par 5 à 30.