Qu’est ce que le rhumatisme psoriasique

L’un des problèmes cruciaux qui touche le rhumatisme psoriasique, c’est qu’il n’existe toujours pas aujourd’hui de consensus autour de critères diagnostiques clairement définis et qui permettraient sans doute de repérer certains patients qui passent actuellement entre les mailles du filet. Plusieurs classifications ont été proposées, mais aucune n’a été retenue par l’ensemble de la communauté rhumatologique internationale.

La difficulté dans la réalisation du diagnostic de rhumatisme psoriasique réside essentiellement dans le fait que cette maladie ressemble à plusieurs autres rhumatismes inflammatoires.

Par l’atteinte inflammatoire des articulations des mains et des pieds, qui peut évoluer vers une destruction complète de ces articulations, le rhumatisme psoriasique ressemble à la polyarthrite rhumatoïde.

Par son association fréquente à l’inflammation des insertions tendineuses et ligamentaires (que l’on appelle « enthésites » dans le jargon médical, ainsi que par son association à une atteinte inflammatoire du rachis lombaire et des articulations sacro-iliaques (localisées dans les fesses), le rhumatisme psoriasique peut parfois être assimilé à une spondylarthrite ankylosante (de la même famille des spondylarthropathies).

Quoiqu’il en soit, les experts se rejoignent de plus en plus autour du concept selon lequel il est nécessaire que le patient ait présenté un épisode de psoriasis cutané dans son histoire clinique pour que l’on puisse parler de rhumatisme psoriasique.

L’absence de critères consensuels en permettant le diagnostic s’explique donc par la complexité et la variété des tableaux de rhumatismes psoriasiques auxquels les rhumatologues peuvent être confrontés. Cela ne facilite donc pas la reconnaissance de cette maladie et explique que beaucoup de patients en souffrent sans qu’un praticien ait réussi à étiqueter leur mal.